Quand la rumination mentale engendre un débordement de stress
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Quelques jours après des semaines stressantes, je suis tombée vraiment malade : fièvre, courbatures, épuisement et une poussée de colite ulcéreuse qui a rendu la semaine encore moins agréable.
Ce fut une nouvelle période de surmenage mental intense : nuits blanches, mises à jour constantes et manque cruel de repos. J’avais tout simplement trop sollicité mon organisme. Lorsque j’ai finalement attrapé ce qui était probablement un virus ordinaire, mon système immunitaire n’avait pas les ressources nécessaires pour y faire face. Ce qui aurait dû être un simple rhume s’est transformé en une maladie grave.
Ce schéma n'est pas nouveau. Chaque fois que je traverse une période de concentration soutenue ou de forte charge cognitive (une échéance de projet, une série d'actualités intenses, ou simplement trop de temps passé à analyser des choses qui n'en ont pas vraiment besoin), mon corps finit par lâcher prise. Ce n'est pas un effondrement émotionnel. C'est simplement la physiologie qui reprend le dessus.
Le stress prolongé maintient un taux de cortisol élevé. C'est utile sur le court terme : cela aiguise la concentration et maintient l'éveil. Mais lorsque ce stress persiste, des dysfonctionnements apparaissent. Des études montrent qu'un taux de cortisol élevé et constant affaiblit le système immunitaire et amplifie l'inflammation. On devient plus lent à combattre les infections tandis que l'inflammation interne continue de couver.
Pour une personne atteinte d'une maladie inflammatoire comme la RCH, cette combinaison est terrible. On est à la fois affaibli et en proie à une inflammation excessive. Alors, quand je fais une poussée pendant les périodes de stress, ce n'est pas « dans ma tête ». C'est mon système immunitaire qui change de priorités et qui, au passage, se dérègle.
C'est ce flux constant d'informations. Les mises à jour incessantes, les indicateurs, les échéances, le bruit de fond. Même sans stress conscient, votre cerveau traite en permanence des micro-signaux de menace. Cette activation continue maintient votre organisme légèrement en état d'alerte, prêt à combattre ou à fuir. À la longue, les conséquences se font sentir : sommeil perturbé, inflammation, et ces rhumes à répétition qui ne guérissent jamais vraiment. Ce n'est pas du drame. Ce sont des données.
Je ne peux pas éliminer le stress, mais je peux gérer la façon dont mon corps y réagit. Pendant les périodes de forte charge de travail, je prends régulièrement BRÍ Calm. L'ashwagandha et la rhodiola contribuent à atténuer les pics de cortisol sans me fatiguer. BRÍ Immunity couvre les besoins essentiels grâce au zinc et à la vitamine D, particulièrement utiles lorsque les jours raccourcissent en Irlande. J'ai aussi appris à limiter mon exposition à l'information : moins de défilement incessant d'informations anxiogènes, plus de lecture attentive. Je préfère comprendre le contexte plutôt que de me noyer dans le chaos. Et j'ai commencé à accorder plus d'importance aux choses essentielles : un sommeil réparateur, de l'exercice et du temps passé dehors. Des choses simples, mais étonnamment efficaces.
Il ne s'agit pas d'une solution miracle. C'est simplement offrir à mon corps le même type d'entretien que j'offrirais à une voiture ou à un ordinateur portable : préventif, et non réactif.
J'ai encore tendance à trop analyser ; c'est ma façon de percevoir le monde. Mais je parviens de mieux en mieux à repérer les moments où la curiosité et la rumination se transforment en surcharge. Quand ma RCH s'aggrave ou que je m'inquiète pour tout, ce n'est pas un signe de faiblesse. C'est un signal d'alarme. Mon organisme me dit de me recentrer.
Le stress ne disparaîtra jamais. Le monde nous offrira toujours une nouvelle actualité, une nouvelle échéance, une nouvelle sollicitation. La différence, c'est que je prends désormais la récupération aussi au sérieux que l'engagement. On peut rester informé tout en préservant son énergie. On peut s'investir pleinement sans s'épuiser.
Ce n'est pas de l'apathie. C'est de l'endurance.

